Objectif Terre
Universite Laval

Le capital naturel continue de péricliter alors que notre empreinte écologique ne fait qu’augmenter, constate le WWF

Cette neuvième version du rapport Planète vivante du Fonds mondial pour la nature (WWF) souligne l’énorme pression qu’entraîne la consommation humaine sur notre planète. Le capital naturel continue de diminuer alors que l’empreinte écologique ne fait qu’augmenter. Dans ce contexte de business as usual, il nous faudrait deux planètes d’ici à 2030 pour satisfaire nos besoins annuels. Le rapport explique, entre autres, l’impact de l’urbanisation grandissante et de la croissance de la population mondiale sur les ressources et s’attarde au phénomène d’accaparement des terres dans les pays pauvres par des investisseurs étrangers. Le chapitre 1 présente l’état de la planète selon trois indicateurs : l’indice planète vivante (IPV), l’empreinte écologique et l’empreinte aquatique de production. Alors que l’IPV global indique que la biodiversité a connu un déclin alarmant d’environ 30% entre 1970 et 2008, l’empreinte écologique démontre, quant à elle, une tendance constante à la surconsommation, notant que nous utilisons présentement 50% plus de ressources que ce que la Terre peut fournir. Ces indicateurs montrent également la pression disproportionnée qu’exercent les pays riches sur les ressources naturelles. Le chapitre 2 met en relief les liens entre biodiversité, services écosystémiques et êtres humains en examinant les impacts des activités humaines sur les écosystèmes forestiers, marins et aquatiques, et en analysant les services que ces derniers fournissent. Le chapitre 3 explore les perspectives pour l’avenir, en considérant les effets combinés de notre empreinte écologique et des changements climatiques. Le dernier chapitre présente la perspective One Planet du WWF. Selon cette dernière, la gestion, la gouvernance et le partage du capital naturel mondial doivent se faire dans le respect des limites écologiques de la planète. Le rapport Planète vivante souligne que les tendances actuelles peuvent être inversées en faisant de meilleurs choix visant à placer la nature au centre de nos modes de vie, et des modèles économiques et de développement. Ainsi, la réduction de notre empreinte exige de développer des modes de production sobres en ressources, mais également de consommer moins, mieux et plus raisonnablement. Ce rapport bisannuel a été réalisé en collaboration avec la Société zoologique de Londres (Zoological Society of London – ZSL), le Réseau empreinte écologique globale (Global Footprint Network – GFN) et l’Agence spatiale européenne.

WWF (mai 2012). Living Planet Report 2012, 160 p.

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